4 mars 2009

Désirs d’Avenir : parti bis ?


Dans mon « post » du 08 décembre dernier, j’écrivais que l’association Désirs d’Avenir allait (re) devenir ces prochains jours « très active réalimentant (ainsi) ses réseaux et ses soutiens ». Dans son discours de fin d’année (diffusé en ligne le 21/12), Ségolène Royal n’a donc pas tardé à confirmer cette prévision, laquelle vise probablement à faire de cette structure son principal relais en vue de la présidentielle de 2012. Consciente en effet que le parti socialiste actuel (dirigé par Martine Aubry, elle-même possible présidentiable sur l’échiquier politique) ne pourra appuyer l’ex candidate dans sa longue marche présidentielle, Ségolène Royal entend donc capitaliser sur sa propre association (de supporters) et ainsi, selon ses propos, « monter en puissance (son) organisation, (sa) créativité, (son) action et (sa) réflexion ».L’objectif de Désirs d’Avenir ?


1. Assurer (à la manière d’un parti politique) une présence massive sur le terrain pour dès aujourd’hui séduire, rassembler (« venez nombreux » dira-t-elle dans son allocution), convaincre pour faire adhérer demain de futurs militants « Ségolistes », lesquels seront eux-mêmes décisifs lors du choix du candidat PS pour la prochaine présidentielle. « 2012, c’est demain » avait dit et prévenu Ségolène Royal au lendemain de sa défaite au poste de Première secrétaire. Dès lors, en cohérence avec la stratégie participative (et payante) de 2006, Ségolène Royal entend, de la même manière, « continuer à mettre sur le site les meilleures contribution des experts (et autres) sociologues », autrement dit, continuer d’opter pour un marketing de la demande, lequel fait désormais partie de son identité de marque.


2. Exister, à l’appui de cette structure, sur la scène politique. N’oublions pas en effet que Ségolène Royal n’a ni la légitimité (de parole) d’un Premier secrétaire ni celle d’un Parlementaire. Dès lors, Désirs d’Avenir est censé, en plus de combler l’absence du soutien essentiel d’un parti, conférer et lui apporter du crédit et de la crédibilité (acquise, hier, notamment grâce à l’impact, à l’influence et au relais (sur le web et sur le terrain) de cette association lors de la dernière séquence présidentielle).


Pour autant, la présidente de région ne souhaite pas non plus évoluer à contre-courant du parti au risque en effet de voir son image se dégrader dans l’opinion. Elle assure, dès lors, ne pas être là « pour gêner l’actuelle direction » et d’assurer qu’elle est, au parti socialiste, aussi chez elle dans une « maison commune ». Les récentes enquêtes d’opinion (qui démontrent une chute considérable de Ségolène (-7pts) contre une hausse (+9pts) pour Martine) viennent en effet prouver que sa stratégie de mauvaise perdante consistant à être systématiquement hors appareil a atteint ses limites. Jusqu’à quand ? François B.

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